Payer l’électricité plus cher pour sortir une vaisselle parfaitement sèche, est-ce vraiment indispensable ? Sur beaucoup de machines récentes, un simple bouton « séchage renforcé » ou « extra sec » active un chauffage supplémentaire en fin de cycle. Un confort appréciable, surtout quand on vide le lave-vaisselle juste après le bip, mais qui interroge quand la facture grimpe.
Des retours d’usage montrent pourtant qu’en jouant sur le programme Éco et sur le séchage, certains foyers ont réduit très nettement leur consommation. Une utilisatrice racontait ainsi : « Je m’apprêtais à racheter un lave-vaisselle », avant qu’un voisin technicien ne lui conseille de couper le séchage chauffant et d’abandonner le cycle rapide. Reste à savoir quand ce fameux mode séchage chauffant lave-vaisselle mérite vraiment d’être activé.
Mode séchage chauffant : ce que fait vraiment ce réglage
Les experts décrivent le séchage chauffant comme la dernière étape du cycle, quand l’appareil ajoute de la chaleur pour accélérer l’évaporation de l’eau restée sur la vaisselle. Après le rinçage, une résistance ou un ventilateur envoie de l’air chaud dans la cuve, ce qui améliore surtout le séchage des verres et des assiettes que l’on veut ranger tout de suite.
Sur un lave-vaisselle moderne, le séchage sans chauffe repose souvent sur la chaleur emmagasinée par l’eau et les parois, ce qu’on appelle le séchage par condensation, voire sur une ouverture automatique de porte de type AirDry. Les programmes rapides montent l’eau vers 65 °C, l’intensif autour de 70 °C, alors que l’Éco chauffe plus lentement, vers 45 à 50 °C : rallonger le temps permet ici de limiter la puissance et donc l’énergie totale.
Séchage chauffant : confort appréciable, coût énergétique réel
L’intérêt principal de ce réglage reste le confort. Si vous êtes pressé avant de partir au travail ou si vous recevez, le fait d’ouvrir la porte sur une vaisselle déjà sèche évite d’attendre que la vapeur retombe. Brit Angelesco résume ainsi son usage : « Je vois surtout cela comme un choix entre confort et efficacité : il y a des moments où l’on veut que tout soit sec et prêt à l’emploi, et d’autres où laisser la vaisselle sécher naturellement a tout à fait du sens ».
Cette commodité a un prix : on remet la machine en chauffe alors que le cycle de lavage est déjà terminé. Un voisin technicien, cité par une utilisatrice, pointe ce poste comme le plus dispensable et évoque chez certains foyers une consommation presque divisée par trois en passant en Éco sans séchage chauffant. Pour Amy Chernoff, « si vous cherchez à limiter vos factures, faire sécher la vaisselle à l’air libre convient très bien ». Elle rappelle aussi que les plastiques supportent moins bien la chaleur que le verre ou les couverts.
Comment se passer du séchage chauffant sans garder une vaisselle mouillée
Couper l’option de séchage chauffant reste simple sur la plupart des modèles, via un voyant « séchage », « extra sec » ou « chaleur sèche ». Une fois le cycle terminé, il suffit d’entrouvrir la porte pour laisser s’échapper la vapeur, comme le conseille aussi un site de recettes grand public. On garde le visage à distance, on éloigne les enfants, et l’air de la cuisine finit le travail pendant que le programme Éco, plus long mais moins chaud, limite déjà la dépense d’énergie.
Pour améliorer le séchage sans rallumer de résistance, les fabricants recommandent aussi un liquide de rinçage qui aide l’eau à s’écouler en film plutôt qu’en gouttes. Beaucoup de modèles disposent d’un mode AirDry ou Fan Dry qui utilise l’air ambiant plutôt qu’un chauffage interne. Depuis le 1er mars 2021, un règlement européen d’écoconception numéroté 2019/2022 impose d’ailleurs un mode Éco clairement identifié. En remplissant la cuve, puis en lançant ce programme en heures creuses grâce au départ différé, certains utilisateurs rapportent un coût annuel presque divisé par trois.