En septembre, taillez ces 5 herbes aromatiques pour récolter plus longtemps

En septembre, le potager sent encore l’été, mais beaucoup d’aromatiques fatiguent : épis défleuris, tiges qui lignifient, feuillage moins parfumé. C’est pourtant le moment où quelques coups de sécateur changent tout. Une taille bien menée redonne de l’énergie aux plantes, évite qu’elles se dégarnissent et prépare déjà la prochaine saison de récolte.

Les journées restent assez douces pour que les touffes repartent après la coupe, à condition d’intervenir ni trop tôt ni trop tard. Sur cinq grandes classiques du jardin parfumé, un passage en septembre déclenche une nouvelle vague de jeunes pousses utilisables en cuisine jusqu’aux premières gelées. Lavande, romarin, sauge, menthe et mélisse n’ont pourtant pas besoin des mêmes gestes.

Tailler les herbes aromatiques en septembre pour relancer la pousse

Avant de s’occuper de chaque plante, quelques règles communes évitent bien des erreurs quand on veut tailler les herbes aromatiques en septembre. L’idéal reste un sécateur affûté et désinfecté, des coupes nettes, et une intervention par temps sec pour limiter les risques de maladies. Les plantes ont ensuite besoin de plusieurs semaines pour cicatriser et émettre de nouvelles pousses tendres : mieux vaut tailler six à huit semaines avant les premières fortes gelées.

En pratique, trois réflexes suffisent pour garder des touffes denses et productives. Couper seulement dans le bois vert feuillé, en évitant le bois gris et sec de la lavande, du romarin et souvent de la sauge. Ne pas enlever plus d’un tiers de la hauteur en une seule fois. Arroser légèrement après la taille, surtout en pot, puis remettre un paillage fin pour retenir l’humidité.

Lavande, romarin et sauge : la bonne taille en septembre

Pour la lavande (Lavandula), la période qui suit la floraison, entre fin été et septembre selon les régions, est idéale. On coupe les épis défleuris et on raccourcit les jeunes tiges de l’année d’environ un tiers, en restant dans la partie verte et souple. Sur le romarin (Rosmarinus officinalis), on intervient aussi après la floraison en recoupant seulement les extrémités feuillées. Il faut éviter le vieux bois nu, qui ne reperce plus, et garder six à huit semaines avant les premières fortes gelées pour que les nouvelles pousses se durcissent.

Sur la sauge officinale (Salvia officinalis), très vigoureuse, la taille dépend du climat. En région douce, on peut encore, en début de mois, raccourcir d’environ un tiers les tiges bien feuillées pour garder un buisson compact. Là où les hivers sont rudes, mieux vaut se limiter aux épis fanés et aux extrémités qui se couchent, sans toucher au bois ancien. La plante répond alors par de nombreuses jeunes pousses très aromatiques.

Menthe et mélisse : une taille courte pour des feuilles jusqu’aux gelées

Pour la menthe (Mentha), réputée envahissante, septembre sert à la fois à contenir la touffe et à relancer une feuillaison tendre. Sur une plantation déjà coupée une première fois, on supprime les épis floraux fanés, de préférence un matin sec. Si la menthe est haute et dure, on peut la rabattre entre 10 et 15 centimètres du sol, en gardant quelques feuilles sur chaque tige. Un bon arrosage aide ensuite la plante à repartir vite.

Enfin, la mélisse officinale (Melissa officinalis) supporte très bien une taille courte pour offrir une seconde récolte automnale. Sur un pied déjà utilisé au printemps, un rabattage à 5 ou 10 centimètres au-dessus du sol, par temps sec, stimule l’apparition de nombreux jeunes rameaux feuillés. Il suffit de laisser quelques feuilles et bourgeons sur chaque tige, puis d’arroser. Quelques semaines plus tard, on profite à nouveau de feuilles fraîches au parfum de citron, à cueillir avant les premières gelées.