Monty Don conseille d’arracher ces plantes avant le froid : le geste à faire maintenant

Les massifs d’été débordent encore de fleurs, mais le froid approche plus vite qu’on ne croit. Pour le jardinier britannique Monty Don, figure de l’émission Gardeners’ World, il ne s’agit plus seulement d’admirer ces plantes : certaines doivent carrément disparaître avant les premières nuits glaciales.

Dans son jardin de Longmeadow, dans le Herefordshire, Monty Don observe chaque année les mêmes signaux. Il décrit le basilic comme « le canari dans la mine de charbon du jardin » : « Ces plantes noircissent et meurent au premier contact du gel », explique-t-il. Quand ce parfum d’été commence à dépérir, il sait qu’il est temps d’arracher une partie de ses plantations et de remplir le tas de compost. Tout commence par un simple basilic.

Le basilic, signal d’alarme de Monty Don avant les premières gelées

Dans les pages du magazine Gardeners’ World, le jardinier résume la situation sans détour. « Les plantes frileuses sont vraiment très malheureuses dès que la température descend sous 5 °C. Bien sûr, certaines sont plus frileuses que d’autres », écrit Monty Don. Pour lui, le basilic sert de thermomètre naturel : dès que ses feuilles noircissent, le message est clair, le seuil critique est atteint pour la plupart des plantes d’été sensibles.

Concrètement, ce signal arrive parfois dès octobre selon les régions, parfois un peu plus tard. Plutôt que d’attendre que tout le massif devienne une bouillie noire après une nuit à 0 °C, Monty Don guette la moindre faiblesse du basilic et les prévisions annonçant des nuits proches du gel. C’est le moment qu’il choisit pour passer à l’action et décider quelles plantes arracher, quelles autres sauver pour l’année suivante.

Plantes tendres à arracher tout de suite et à mettre au compost

Une fois le signal donné, le jardinier n’hésite pas. Selon lui, beaucoup de ses annuelles et vivaces d’aspect exotique ont accompli leur cycle et peuvent être « arrachées puis mises sur le tas de compost ». « Il en va de même pour bien d’autres ajouts estivaux qui ont fleuri magnifiquement jusqu’en automne », détaille-t-il.

  • basilic en pleine terre ou en pot ;
  • Cosmos bipinnatus ;
  • tabac d’ornement (Nicotiana) ;
  • zinnias ;
  • tithonias, ou tournesols du Mexique ;
  • bidens et autres annuelles d’été sensibles au gel.

Pour ces plantes tendres à arracher avant les premières gelées, le mot d’ordre est clair. « Ne soyez pas trop attachés à elles : débarrassez-vous-en et semez-en d’autres au printemps », conseille Monty Don. Les tiges et feuilles saines rejoignent le compost, qui servira à nourrir les massifs l’an prochain. Dans l’une de ses émissions, il aime ensuite étaler sur la plate-bande une couche d’environ 7 cm de compost mûr, posée sur un sol déjà humide.

Dahlias, cannas, glaïeuls : les plantes à déterrer et hiverner hors gel

Toutes les plantes sensibles ne sont pas condamnées au compost. Monty Don rappelle que certaines, même frileuses, possèdent des racines ou bulbes assez robustes pour supporter quelques degrés de gel si on les aide un peu. Dans son jardin, il cite les dahlias, les cannas et les glaïeuls : ces plantes doivent être déterrées, le feuillage coupé, puis stockées pour passer l’hiver au sec, à l’abri des fortes gelées. Pour les touffes dont il n’est pas sûr qu’elles soient annuelles ou vivaces, il préfère simplement les couper au ras du sol plutôt que d’arracher les racines.

Le geste se fait idéalement juste après que le feuillage a été touché par le froid, quand il commence à ramollir. On soulève alors les tubercules ou rhizomes avec une fourche-bêche, on retire l’excès de terre, puis on les laisse sécher brièvement avant de les entreposer dans des caisses ou des sacs en papier. L’endroit idéal reste frais mais hors gel, sombre et plutôt sec, en vérifiant au fil de l’hiver qu’ils ne se dessèchent pas complètement.