Alan Titchmarsh révèle les 2 plantes qu’il ne mettrait plus jamais dans un jardin

Quand une star de la télévision spécialisée dans le jardinage affirme qu’elle pourrait « vivre très bien sans » certaines plantes, les amateurs de massifs bien remplis écoutent d’un autre œil leurs plate-bandes. C’est exactement ce qui est arrivé quand le Britannique Alan Titchmarsh a dévoilé les végétaux qu’il ne voudrait plus jamais voir dans un jardin.

À 75 ans, le présentateur de Gardeners’ World a confié, au podcast Talking Gardens animé par Stephanie Mahon, puis dans la presse, qu’il a une vraie « liste noire » végétale. Deux plantes en particulier, pourtant très répandues, concentrent ses critiques pour des raisons autant esthétiques que pratiques. La première est un symbole des jardins des années 1970.

Herbe de la pampa : le « plumeau » qu’Alan Titchmarsh ne supporte plus

Interrogé sur la plante qu’il déteste le plus, il a répondu sans la moindre hésitation : « Herbe de la pampa« . À propos de l’herbe de la pampa (Cortaderia selloana), Alan Titchmarsh la décrit comme ressemblant « à une collection de plumeaux emplumés qui sortent d’une montagne d’herbe », une image qui résume bien, pour lui, son côté massif et peu élégant. Il ajoute aussi un avertissement très concret : « si un jour vous voulez vous en débarrasser, vous avez une vraie tâche devant vous ».

Il raconte d’ailleurs que son amie, la grande jardinière Beth Chatto, en était fan, alors que lui ne pouvait pas la voir. Il lui lançait en riant : « Garde-la dans ton jardin, Beth, et je serai content ». Entre sa taille imposante, son feuillage coupant et la difficulté d’arrachage, cette graminée XXL illustre, pour le jardinier, le genre de choix que l’on regrette quand la touffe prend toute la place dans un petit jardin familial.

Glaïeuls géants : des fleurs pour l’église, pas pour le massif

La seconde plante qu’il « bannirait » bien des jardins, ce sont les glaïeuls les plus extravagants. Il précise qu’il n’a rien contre l’espèce en soi et reconnaît même qu’ils peuvent être « très bien à l’église », où leurs grandes hampes fleuries trouvent leur place dans des compositions spectaculaires. Ce qu’il vise, ce sont surtout les variétés surdimensionnées, très tape à l’œil, qui dominent tout autour d’elles.

À l’inverse, Alan Titchmarsh explique apprécier les formes plus fines, comme le délicat Gladiolus byzantinus, qu’il a l’habitude d’observer dans les haies et jardins des Cornouailles. Là, les fleurs rose pourpré se fondent dans le paysage, sans l’effet rigide d’une rangée de glaïeuls d’exposition. Son message reste clair : privilégier les variétés qui s’intègrent naturellement, plutôt que les hybrides géants qui jurent dans un décor de campagne ou de jardin familial.

Ce que révèle sa « blacklist » sur le choix des plantes au jardin

Dans une chronique pour la presse britannique, il a aussi évoqué d’autres plantes qu’il n’envisage pas pour son nouveau jardin, comme certains hortensias, d’où la confusion autour de « deux » ou « trois » plantes à bannir. Derrière ces confidences, on retrouve surtout une manière de choisir : éviter ce qui devient vite envahissant ou discordant. Lui-même admet que son propre jardin comporte des zones difficiles et détaillait, dans BBC Gardeners’ World : « Il y a un massif sec et ombragé sous un if ancien ; une bordure brûlée par le soleil le long du côté sud de la maison ; un sentier sinueux sous les arbres où les branches doivent être éclaircies si je veux que quelque chose d’autre que des fougères pousse en dessous ».

De là, il tire un principe qu’il résume ainsi : « De manière générale, les plantes aux fleurs éclatantes ont besoin de soleil pour attirer les insectes pollinisateurs. N’essayez pas de faire pousser de superbes fleurs annuelles d’été à massif dans une ombre profonde ». Pour un jardinier qui hésite avant de planter pampas ou glaïeuls géants, quelques réflexes pratiques se dégagent de ses propos :

  • vérifier la place que la plante prendra à l’âge adulte et l’effet visuel recherché ;
  • penser dès le départ à la difficulté d’arrachage ou de division si l’on change d’avis ;
  • adapter chaque espèce aux conditions réelles du jardin, surtout la lumière et la sécheresse.