Ces 3 arbustes gagnent à être taillés en juillet pour rester beaux et vigoureux

En plein mois de juillet, quand les dernières grappes de fruits quittent les branches, nombre de jardiniers rangent le sécateur. Pour trois arbustes fréquents au jardin, c’est dommage : c’est le moment où l’on voit le mieux quelles branches ont porté la récolte et lesquelles préparent déjà l’année suivante, un contraste idéal pour intervenir sans se tromper.

L’article du magazine Mein Schöner Garten, daté du 9 juillet 2025, rappelle qu’une taille juste après la cueillette rajeunit la charpente, maintient un bon rendement et limite les maladies sur ces arbustes à petits fruits à tailler en juillet. Quand les rameaux chargés de fruits se distinguent d’un coup d’œil des jeunes pousses, le geste devient très simple. Reste à savoir quels arbustes viser, et comment les couper sans se tromper.

Pourquoi tailler ces arbustes à petits fruits en juillet

Pour le groseillier rouge, Ribes rubrum, et le groseillier à maquereau, Ribes uva-crispa, la logique est claire : ils fructifient surtout sur du bois de deux à trois ans. Si l’on laisse tout vieillir, le buisson se densifie, la lumière ne pénètre plus et, au bout d’environ quatre ans sans vraie taille de renouvellement, la récolte diminue franchement d’après les spécialistes de Mein Schöner Garten.

Le framboisier d’été, Rubus idaeus, suit un autre rythme, mais la même idée : les cannes portent les framboises l’année suivant leur pousse, puis elles sont épuisées. Après la récolte, les cannes fructifiées deviennent plus brunes, parfois un peu desséchées ; les jeunes cannes de l’année restent vertes et souples. Les auteurs allemands recommandent de couper ces vieilles tiges au ras du sol en juillet et de garder seulement une dizaine de jeunes cannes vigoureuses par mètre, après un léger éclaircissage.

Groseillier rouge et à maquereau : la taille juste après récolte

Pour le groseillier rouge, la taille commence dès la fin de la cueillette de juillet. On repère les branches les plus âgées, plus épaisses, souvent grisâtres, et on en supprime une partie à la base pour ne conserver qu’environ six à huit charpentières bien réparties. Les rameaux latéraux qui ont porté des grappes se raccourcissent en « taille en courson », en laissant un ou deux bourgeons qui donneront les fruits de l’an prochain.

Sur le groseillier à maquereau, le principe est proche, avec un enjeu supplémentaire de confort et de santé. Ce buisson couvert d’épines devient vite impraticable si l’on ne supprime pas les tiges trop vieilles, au delà de quatre ans, et les rameaux qui se croisent ou rentrent vers le centre. En nettoyant aussi les pousses très basses et peu éclairées, on laisse entrer l’air et la lumière, ce qui limite les attaques d’oïdium sur les Ribes.

Framboisier d’été : la taille de juillet à ne pas manquer

Pour le framboisier d’été, la scène se joue vite après la dernière barquette. On commence par identifier les cannes fructifiées, celles qui ont porté les fruits : elles sont plus raides, parfois marquées par les restes de bouquets. Ces tiges sont coupées au ras du sol, sans laisser de chicot, ce qui libère de la place pour les jeunes cannes. Celles-ci se palissent aussitôt sur un treillis ou des fils, prêtes à fructifier l’été suivant.

Les auteurs de Mein Schöner Garten suggèrent une astuce pratique : couper les cannes fructifiées au fil de la dernière cueillette de framboises, ce qui permet de réunir récolte et taille en un seul passage. Pour tous ces arbustes, un sécateur bien affûté et désinfecté, des gants solides et un arrosage suivi en cas de sécheresse aident la plante à refermer ses plaies. Les bois malades ou couverts de taches sont toujours évacués hors du jardin.