Cette erreur de rénovation « tendance » coûte une fortune : elle a refusé et économisé des milliers d’euros

Dans bien des salons, le réflexe est le même : face à un escalier en bois orangé ou à des placards d’un autre temps, on rêve de poncer, repeindre, moderniser. L’histoire d’Aubrie Taylor, 39 ans, qui a résisté à cette envie typique de sa génération dans sa nouvelle maison, montre qu’il existe une autre voie, sans le chantier qu’elle imaginait.

Début 2024, Aubrie Taylor et son mari, Alex Taylor, ont quitté la banlieue pour s’installer dans une propriété dans l’Illinois, avec une maison coloniale des années 1990 posée sur 6 acres boisés traversés par un ruisseau. Tout de suite, un détail l’a dérangée : le bois honey oak, ce chêne miel très présent dans les escaliers et les boiseries. « La maison était absolument magnifique, mais elle était datée », raconte-t-elle au magazine People. Elle se voyait déjà tout arracher et recouvrir de blanc, avant qu’une amie ne vienne bousculer ce projet.

Dire non à tout repeindre

Comme beaucoup de propriétaires de sa génération, sa première idée a été de « moderniser » en supprimant tout ce qui lui paraissait daté. « Le chêne miel était la plus grande horreur pour mon esprit de femme de ma génération, et j’étais prête à l’arracher et à le recouvrir de peinture », confie Aubrie Taylor. Dans sa précédente maison, elle avait déjà suivi les tendances du moment, en remplaçant les éléments jugés trop classiques.

Une amie, qui avait au contraire choisi d’assumer le honey oak chez elle, lui a alors conseillé de patienter avant de prendre une décision aussi lourde. Cette simple conversation l’a poussée à revoir son regard sur ces boiseries qu’elle voulait faire disparaître. « Cette conversation a complètement changé ma perspective, elle m’a inspirée à voir les caractéristiques d’origine de la maison comme quelque chose avec lequel construire, plutôt que quelque chose à arracher », explique-t-elle. Elle a décidé de travailler avec le bois existant, au lieu de se lancer dans une rénovation coûteuse.

Garder le bois et son budget

En y regardant de plus près, Aubrie Taylor s’est rendu compte que remplacer ou faire refaire toutes les boiseries représenterait une somme énorme pour leur budget de jeunes parents. « Remplacer ou refaire le bois aurait été une énorme dépense », affirme-t-elle. En conservant le chêne miel, le couple a évité de dépenser plusieurs milliers de dollars, soit plusieurs milliers d’euros, qu’il aurait fallu consacrer à de nouveaux escaliers ou à un long ponçage.

Concrètement, ils se sont contentés de retirer le tapis qui courait au milieu de l’escalier et de procéder à un nettoyage en profondeur. Cet argent préservé a pu être investi dans des éléments beaucoup plus visibles : peinture, mobilier, détails décoratifs. « Je pense que notre génération a appris qu’actualiser une maison signifiait enlever tous les éléments traditionnels, datés, et suivre les tendances », reconnaît-elle. « J’étais coupable de l’avoir fait dans ma précédente maison. Mais cette fois, c’était différent. »

Sa méthode pour moderniser le chêne miel

Pour rendre ce bois orangé plus actuel, Aubrie Taylor a choisi de modifier tout ce qui l’entourait. « J’ai commencé par créer une palette de trois couleurs pour neutraliser visuellement l’orange du bois », explique-t-elle. Elle a repeint les murs dans un blanc chaud, ajouté des moulures façon cadres et introduit des accents dorés et noirs pour structurer les pièces.

Elle a aussi choisi des meubles en bois chaud pour dialoguer avec le honey oak, plutôt que de le nier. Résultat, dit-elle, « le chêne donne à notre maison une chaleur et un caractère qu’il est difficile de trouver aujourd’hui ». En partageant cette transformation, elle a vu affluer les messages de personnes touchées par cette esthétique chaleureuse de leur enfance.