Cette famille de plantes vivaces en pot fait revenir les papillons sur votre balcon, mais presque personne ne l’utilise

Sur la terrasse, les soirs d’été se passent souvent à chasser les moustiques alors qu’on aimerait voir des papillons. Un simple seau d’eau ou une coupelle oubliée suffit à abriter des larves ; « l’effort d’élimination des lieux de ponte est essentiel », a rappelé l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Une fois ce minimum d’hygiène assuré, il devient intéressant d’installer des plantes pour faire de quelques pots un refuge à butineurs.

Les spécialistes estiment qu’environ un tiers de ce que nous mangeons dépend de la pollinisation assurée par les abeilles et les papillons. Sur un balcon, quelques plantes vivaces en pots de 25 à 40 cm de profondeur nourrissent déjà ce petit monde. Les spécialistes du jardinage rappellent d’ailleurs que « Les épis floraux de l’agastache attirent les abeilles », preuve qu’une simple jardinière bien choisie peut devenir une escale recherchée.

Pourquoi la verge d’or en pot fait revenir les papillons

Parmi les candidates, la verge d’or en pot, ou Solidago, se distingue. Cette vivace de la famille des Asteraceae, haute de 50 à 150 cm, forme en fin d’été des panicules jaune vif très riches en nectar. Pour les butineurs, c’est une plante mellifère ; « une plante est dite mellifère si elle est butinée par les abeilles domestiques », a indiqué Willemse France, cité par Maison et Travaux.

En pot sur une terrasse, cette floraison tardive se voit de loin et sert de piste d’atterrissage aux papillons quand d’autres fleurs ont déjà fané. Pour l’échinacée, Nigel Lawton, cité par Netmums, a observé que « Les grandes têtes de fleurs forment une merveilleuse piste d’atterrissage pour de nombreux insectes comme les papillons, les papillons de nuit et les abeilles », une image qui décrit bien le rôle des plumeaux dorés de la verge d’or à l’automne.

Comment réussir la culture de la verge d’or en pot sur balcon

Pour la verge d’or, un pot percé de 30 à 40 cm de profondeur avec un mélange terre de jardin et terreau drainant suffit. Placez-la en plein soleil, arrosez peu. La lavande voisine est « un choix très apprécié pour favoriser les pollinisateurs, ajoutant une jolie nuance de lilas à la composition du jardin et un parfum somptueux », a décrit Nigel Lawton, tandis que Sarah Raven rappelle : « Veillez à ne pas trop arroser, car la lavande n’aime pas avoir les racines détrempées ».

Pour l’entretien, il suffit de couper les fleurs fanées de la verge d’or et d’ajouter du compost au printemps si le substrat s’épuise. Ses besoins rejoignent ceux d’autres vivaces à papillons comme l’échinacée ou l’origan, qui « ne pourraient pas être plus faciles à entretenir », a résumé Nigel Lawton. Un rempotage tous les deux ou trois ans suffit à la garder vigoureuse.

Associer la verge d’or en pot à d’autres vivaces pour papillons

Au pied de la verge d’or, un origan en pot constitue « l’une des sources de pollen et de nectar les plus riches pour les abeilles et les papillons », a souligné Sarah Raven. Devant, des bleuets complètent la scène ; pour la biologiste Emily Lambert, « leur parfum et leur couleur riches attirent une grande variété d’insectes, des abeilles et des papillons, mais aussi des insectes nocturnes comme les papillons de nuit et les chrysopes ».

Pour l’échinacée en pot, Sarah Raven conseille : « Vous devez rabattre les tiges lorsque les fleurs fanent pour avoir les meilleures chances de nouvelle floraison ». À propos des rudbeckias, Eric Michels souligne que « Tout au long des mois d’août et de septembre, ces plantes majestueuses ajoutent une explosion de couleur à n’importe quel jardin et apportent de la nourriture à la faune sauvage vers la fin de la saison de croissance ».

Sources