David Beckham explique pourquoi la campagne est si essentielle au bonheur de sa famille

David Beckham explique pourquoi la campagne est essentielle au bonheur de sa famille

Dans son jardin impeccablement entretenu des Cotswolds, David Beckham traverse les carrés potagers avant de se mettre à genoux pour cueillir quelques fèves qu’il tend fièrement aux visiteurs. L’ancienne star de Manchester United, photographiée pour un numéro spécial de Country Life qu’il a dirigé, ressemble moins à une icône planétaire qu’à un père heureux de faire pousser ses propres légumes. Il résume son attachement au magazine rural en expliquant : « Je me suis toujours dit qu’il y avait quelque chose de réconfortant dans ce magazine, même avant d’avoir une histoire avec la campagne ».

Sa « weekend house » se trouve près de Chipping Norton, en Oxfordshire, entourée de 26 acres qu’il gère pour la faune. Enfant de l’est londonien, il dit n’avoir découvert la nature qu’avec les camps scouts ou les visites chez ses grands-parents. Aujourd’hui, ce refuge n’a plus rien d’une simple résidence secondaire : pour David Beckham, il est devenu le cœur du bonheur de sa famille. La question, c’est ce que cette maison change vraiment dans leur vie quotidienne.

Quand David Beckham quitte Londres, « le temps s’arrête » à la campagne

Installé entre Londres et les Cotswolds, l’ancien capitaine de l’Angleterre décrit un contraste total entre la ville et la campagne. « Je me suis rendu compte qu’après une semaine chargée à Londres, si je passais du temps à la campagne, je me sentais comme une personne différente », confie-t-il. Il raconte aussi ce moment où, sur l’autoroute, leurs quatre chiens aperçoivent les champs : aussitôt, leur attitude change et ils s’excitent, comme si eux aussi savaient qu’ils rentrent au calme.

Pour lui, ce bien-être ne devait pas rester un privilège individuel. « Je savais que, si je pouvais créer quelque chose comme ça pour ma famille, comme échappatoire à la vie très occupée que Victoria et moi avons, et aux vies différentes de mes enfants, alors je ferais du bon travail en tant que père », explique David Beckham. La maison de campagne devient alors un bouton « reset » pour tout le clan, où le rythme se ralentit et où chacun peut souffler.

Une maison des Cotswolds pensée comme refuge familial

Le décor de ce refuge est un ancien ensemble de granges en ruine que le couple a transformé en maison confortable. Le 17 décembre 2017, jour où Victoria Beckham et les enfants doivent découvrir les travaux terminés, tout est encore en chantier au petit matin. David Beckham raconte avoir couru avec un ouvrier pour poser les tapis, balayer la poussière, tout remettre en place, avant d’attendre sa femme à la porte, un verre de vin à la main. « Au moment où elle est entrée, elle a éclaté en sanglots parce qu’elle ne pouvait pas croire à quel point c’était parfait », se souvient-il.

Le tournant arrive vraiment lors du confinement de 2020. La famille se base alors entièrement dans les Cotswolds et David Beckham mesure sa chance. Quand les déplacements pour les courses deviennent limités, il propose à Victoria : « Pourquoi ne pas tout faire pousser ici ? Pourquoi ne pas avoir des poules ? » Il conçoit un grand potager, installe un enclos à poules, plante des mélanges de graines pour oiseaux et pollinisateurs. Il parle d’un endroit où, dès qu’ils quittent la ville, « le temps s’arrête » pour lui, sa femme et leurs enfants.

Pour les enfants Beckham, la campagne rime avec calme et paix

Au fil des années, les réactions de ses enfants confirment ce choix. « Cette semaine, j’ai eu deux beaux moments avec deux de mes garçons, Romeo et Cruz », raconte-t-il. En se promenant dans le jardin, Cruz lui lance : « Papa, c’est la maison où je me sens le plus détendu. » Plus tard, Romeo s’assoit à une table entre les bouleaux argentés, face au lac, et lui dit : « C’est tellement calme que parfois j’ai juste besoin de venir ici pour m’asseoir. » David Beckham avoue : « Cela me fait sentir que j’ai fait du bon travail en tant que père et que j’ai eu raison de vouloir que nous ayons une maison ici ».

Autour de la maison, il a déjà planté plus de cent arbres, dont un chêne de 80 ans au milieu du lac, sans oublier les érables et sa passion pour les bouleaux et les saules pleureurs. Pendant le confinement, il s’est aussi lancé dans l’apiculture et possède désormais 28 ruches, chacune portant le nom d’un membre de la famille. Sa philosophie reste la même pour la nature et pour ses proches : « Si vous créez le bon environnement, ils viendront. C’est ce que j’ai essayé de faire pour ma famille. » Et, lorsqu’on lui demande ce que représente cette vie rurale, il conclut : « Si je devais résumer en un mot, je dirais que la campagne, plus que tout, nous a apporté la paix, à ma famille et à moi ».