Elle achète une maison de 1926 entièrement rénovée, puis défait une partie des travaux pour lui rendre son âme
Acheter une vieille demeure déjà remise à neuf, beaucoup en rêvent : zéro travaux lourds, il ne reste qu’à poser ses meubles. Pour Nina Menke, 32 ans, l’histoire a pris un tout autre tournant. À peine installée dans sa maison de 1926 fraîchement modernisée, cette Américaine s’est mise à arracher la moquette et à repeindre les murs, sous l’œil de milliers d’abonnés sur TikTok.
Son objectif n’était pas de tout casser, mais de remonter le temps. Dans cette maison « flippée » – un bien ancien acheté, rénové rapidement puis revendu – elle sentait que quelque chose manquait. Elle le raconte au magazine PEOPLE, avec en tête une idée fixe : redonner du caractère à cette bâtisse presque centenaire. Tout a basculé quand elle a soulevé un coin de moquette du salon.
Elle veut que sa maison de 1926 ressemble à ce qu’elle a toujours été
Sous la moquette, Nina Menke a découvert un parquet ancien qui n’attendait que d’être révélé. Ses vidéos montrent la jeune femme en train de peindre le séjour, de retirer les revêtements récents et de remettre en valeur les détails d’origine. « Même s’il est agréable d’avoir des équipements modernes, je veux honorer son âge et avoir l’impression qu’elle se rapproche davantage de ce à quoi elle ressemblait lorsqu’elle a été construite », explique-t-elle.
Avec son compagnon, Taylor Nagel, 35 ans, peintre en enseignes, elle a toujours aimé les vieilles maisons. D’habitude, elle préfère d’ailleurs des biens restés dans leur jus. Là, les cuisines, salles de bain, appareils et gros systèmes avaient déjà été refaits, ce qui l’arrangeait. Mais dès la visite, elle raconte avoir décrit à son agent immobilier tous les détails historiques qu’elle rêvait de raviver. « Vous êtes un peu puriste, non ? », lui a-t-il lancé. Une remarque qu’elle assume volontiers.
De la moquette arrachée aux briques mises à nu : un “unflipping” très assumé
Les travaux ont commencé quasiment dès la remise des clés. Dans sa série de vidéos, on la voit retirer la moquette, repeindre le salon pour calmer l’aspect trop contemporain et laisser les sols anciens redevenir la vedette. Pour les prochaines étapes, elle envisage de décaper la peinture qui recouvre les briques de la cheminée, de restaurer la rampe d’escalier d’origine et de traquer d’éventuels éléments cachés sous des couches plus récentes.
Pour elle, rendre sa maison plus authentique ne veut pas dire refuser le confort. Nina Menke se dit reconnaissante que d’anciens propriétaires aient déjà refait le toit, la plomberie, l’électricité et même une partie des planchers. Son chantier se concentre sur ce qui se voit : matériaux, couleurs, ambiance plus cohérente avec les années 1920. « La réussite se mesure au fait que la maison terminée semble avoir toujours appartenu à l’époque qui l’a inspirée », confie-t-elle.
Petites trouvailles d’histoire et idées pour ceux qui achètent une maison flippée
Au fil des travaux, la maison lui révèle des fragments de son passé. En explorant le sous-sol, elle tombe sur de vieilles pages de magazines de Détroit utilisées comme isolant dans le plafond. Ces feuillets jaunis lui donnent un aperçu très concret de la vie de la maison avant elle. Des voisins lui racontent aussi qu’une ancienne propriétaire, immigrée de Pologne, s’appelait Stella – exactement comme son chien. De quoi renforcer encore le lien affectif.
Le quartier, tracé sur plan en 1923 et resté longtemps agricole, laisse penser que cette maison de 1926 fait partie des premières construites sur place. Une histoire qui parle à beaucoup d’internautes fatigués des rénovations trop standardisées. Pour des acheteurs français séduits par une maison flippée, son expérience rappelle l’intérêt de bien distinguer les travaux techniques solides des finitions plus superficielles, puis d’oser retirer une moquette ou une cloison récente pour vérifier ce qui se cache dessous. En gardant le meilleur du neuf tout en réveillant l’ancien, Nina Menke trace le chemin d’une rénovation discrète qui fait oublier qu’elle a eu lieu.