Ne jetez plus ces blocs de chantier : avec une simple ficelle, ce jardinier fabrique un treillis qui change tout

Au fond du potager, une rangée de parpaings, un vieux rouleau de ficelle et deux poteaux en bois qui traînent près de l’abri. Beaucoup y voient des gravats, un jardinier y a vu un support à légumes. Inspiré par un tutoriel du youtubeur Beamish DIY, il a transformé ces restes de chantier en un treillis fonctionnel, idéal pour faire grimper ses cultures sans dépenser presque rien.

Le principe reste d’une simplicité désarmante : quelques blocs alignés, les deux poteaux plantés aux extrémités, puis des rangées de ficelle tendues entre eux pour dessiner une échelle horizontale. Dans chaque alvéole de parpaing, le jardinier installe un plant, qui trouvera rapidement où s’accrocher. En une après-midi, la structure est montée et le coin autrefois vide devient une ligne de culture prête à grimper.

Pourquoi le treillis parpaings ficelle fait gagner de la place

Dans l’analyse publiée par le site House Digest, ce système est décrit comme idéal pour les plantes à tiges souples qui aiment grimper, qu’il s’agisse de fleurs ou de légumes. Le principe rejoint celui des grands treillis étudiés par l’université UMass Amherst : faire monter la végétation à la verticale pour garder feuilles et fruits loin du sol, donc plus propres et moins accessibles aux ravageurs.

Une fois les fils en place, les tiges se faufilent d’elles-mêmes dès que l’espacement reste régulier – environ 6 inches, soit près de 15 cm entre chaque rang. Certaines grimpantes trouvent seules leur chemin, d’autres ont besoin d’être guidées en les accrochant délicatement à la ficelle, comme le recommandent aussi les jardiniers qui travaillent avec des treillis fixés sur un mur en parpaings.

Comment fabriquer ce treillis parpaings ficelle chez soi

Le matériel tient en peu de choses. Il faut plusieurs parpaings avec alvéoles – les modèles courants mesurent près de 40 cm de long pour 20 cm de haut, avec une largeur variable, et des trous qui n’offrent au maximum qu’environ 13 x 18 cm de terre – deux poteaux en bois assez épais pour supporter le poids des plantes, et de la ficelle solide. Les sources citent la ficelle de sisal, de coton ou de chanvre, compostable en fin de saison.

La mise en place suit le pas-à-pas détaillé par House Digest : aligner les parpaings bout à bout, puis planter un poteau à chaque extrémité. Pour la stabilité, le trou doit représenter au moins un tiers de la hauteur du poteau. Il suffit ensuite de tendre la ficelle horizontalement entre les poteaux, en espaçant chaque rang d’environ 6 inches, soit près de 15 cm, et de bloquer les fils avec une vis ou un clou juste en dessous pour éviter qu’ils ne glissent.

Arrosage, chaleur et choix des plantes pour le treillis parpaings ficelle

Planter directement dans les alvéoles demande quelques précautions. Les parpaings chauffent vite au soleil et la petite quantité de terre se dessèche rapidement, ce que souligne l’article de House Digest. Un arrosage plus fréquent ou un emplacement à portée d’un système d’arrosage limite ce stress hydrique. Pour les plantes dont les racines doivent plonger plus profondément, les auteurs recommandent de monter le treillis parpaings ficelle au-dessus d’un sol de jardin sain afin de laisser les racines filer sous les blocs.

Côté végétaux, le site cite des espèces capables de supporter chaleur et périodes sèches, comme Basella alba (épinard de Malabar), Physalis ixocarpa (tomatillo) ou Vigna sesquipedalis (haricot kilomètre). Leurs tiges trouvent facilement prise sur les fils successifs. Certaines grimpantes s’enroulent toutes seules autour de la ficelle, d’autres gagnent à être guidées en douceur, en suivant le conseil souvent donné pour les clématites : attacher chaque nouvelle tige dès qu’elle atteint le support pour qu’elle se ramifie et couvre vite toute la structure.

Sources