Septembre s’installe, les soirées rafraîchissent, le sol garde encore la chaleur de l’été… et le jardinier commence à sentir l’urgence monter. Entre la pelouse qui a souffert, le potager qui se vide et les massifs un peu défraîchis, on peut vite se demander que faire au jardin en septembre pour préparer l’automne sans tout y passer.
Les calendriers de jardinage mis à jour en 2026 sont unanimes : ce mois charnière décide en grande partie de l’état du jardin au printemps suivant. En s’appuyant sur les conseils de l’experte Helena Jones, responsable commerciale chez Hedges Direct, et sur les meilleurs guides de saison, voici les 7 travaux au jardin en septembre à prioriser. La priorité n’est peut-être pas celle que vous croyez.
Septembre au jardin : la checklist des 7 travaux indispensables
Pour garder le cap, mieux vaut une courte liste claire qu’un agenda interminable. Helena Jones résume l’esprit du mois : « Septembre est un moment idéal pour préparer votre jardin à l’hiver et attendre le printemps avec impatience. Les principaux travaux de jardin à faire ce mois-ci comprennent la division des vivaces, la collecte des graines et la plantation de bulbes pour le printemps prochain. Avoir de belles couleurs et des floraisons à attendre avec impatience au printemps suivant peut nous aider à affronter l’hiver avec le sourire et faire ces travaux maintenant signifie que vous pouvez remplir votre jardin l’année suivante sans coût supplémentaire. » Concrètement, les priorités sont les suivantes :
- Remettre la pelouse en forme : tonte autour de 4 cm, scarification si elle est mousseuse, regarnissage des trous.
- Relancer le potager d’automne avec des semis de mâche, salades d’hiver, épinards, radis.
- Couvrir les planches libres avec des engrais verts (moutarde, trèfle, phacélie) pour ne jamais laisser le sol nu.
- Planter arbustes, vivaces et fraisiers tant que la terre est chaude.
- Mettre en terre les bulbes de printemps : tulipes, narcisses, crocus, muscaris.
- Assainir verger et massifs en retirant fruits « momifiés » et feuilles malades.
- Installer paillages, protéger les pots fragiles et bichonner la biodiversité utile.
Si le planning est serré, commencez par la pelouse, les plantations d’arbustes et les bulbes : ce trio structure le jardin pour l’hiver, le reste peut parfois attendre un week-end de plus sans réelle conséquence.
Travaux de septembre : adapter pelouse, potager et massifs à la météo
Côté gazon, on continue à tondre, mais la question de la hauteur est réglée : on relève la lame pour viser environ 4 cm. Cette hauteur aide le gazon à mieux supporter le froid et limite l’installation des mousses. Si le sol est tassé, septembre reste idéal pour aérer et apporter un peu d’engrais organique, pendant que l’herbe pousse encore. Les zones jaunies par la sécheresse gagnent à être arrosées en profondeur puis paillées légèrement, plutôt qu’arrosées souvent en surface.
Au potager, les parcelles qui se libèrent accueillent soit des légumes d’hiver, soit des engrais verts. Les semis de mâche, laitues d’hiver, épinards, navets ou carottes tardives remplissent vite l’espace. Là où l’on ne prévoit rien, une couverture d’engrais verts protège la structure du sol et limite les mauvaises herbes. Pour les courges et tomates encore en place, un arrosage à la base, sans mouiller le feuillage, réduit le risque d’oïdium. Dans les massifs, c’est le bon moment pour diviser les vivaces fatiguées et planter de nouveaux arbustes, avec un arrosage de reprise sérieux puis un bon paillage.
Au jardin en septembre : santé des plantes, biodiversité et erreurs à éviter
Le grand ménage d’automne commence tôt. Au verger, on ramasse les fruits tombés et les fruits « momifiés » restés sur l’arbre, porte d’entrée idéale pour les maladies l’année suivante ; ces déchets ne vont pas au compost. Même logique pour les feuilles tachées d’oïdium ou de tavelure. Helena Jones signale aussi la vigilance sur l’oïdium, le champignon du miel et les otiorhynques, ces charançons qui attaquent les racines. Elle explique que septembre est un bon moment pour appliquer un traitement aux nématodes afin d’aider à contrôler leurs populations et rappelle que la meilleure solution à long terme reste un jardin accueillant pour la faune, qui laisse travailler oiseaux, hérissons et grenouilles.
Quelques erreurs coûtent cher ensuite : tondre trop ras, laisser le sol nu au potager, arroser sans tenir compte des pluies, ou lancer de grosses tailles d’arbustes quand le thermomètre se rapproche de -5 °C. Mieux vaut concentrer son énergie sur la protection des pots en terre cuite, rapprochés d’un mur abrité et isolés avec voile ou toile de jute, et sur la création de refuges pour la petite faune. Un simple tas de feuilles et de branchages au fond du jardin peut offrir un abri à un hérisson ou à des insectes auxiliaires, et faciliter bien des choses pour le printemps suivant.