Sur le domaine de David Beckham, seul ce gazon reste vert malgré la sécheresse : l’erreur que beaucoup vont commettre

Une seule parcelle est restée verte… et ce n’était pas de la vraie herbe

Chaque été sec laisse les jardiniers un peu plus déconcertés. On tond la pelouse chaque semaine, on arrose les massifs le soir, on compte sur quelques averses pour réparer les dégâts du soleil ; puis arrivent plusieurs semaines sans vraie pluie et tout ce rituel s’effondre. L’herbe se fane, les massifs souffrent, les bassins baissent. Sur un grand domaine anglais très médiatisé, la scène a pris un tour presque irréel.

À l’ombre de Chipping Norton, dans l’Oxfordshire, le domaine de 40 acres de Sir David Beckham a pris des allures de steppe, observait récemment le site britannique Netmums. Après plusieurs semaines sans pluie significative, les vastes pelouses présentent une teinte jaune paille, proche d’une friche de fin d’été. Une seule parcelle reste pourtant d’un vert vif, parfaitement uniforme : le petit terrain de football. De quoi interroger ce qui, dans un jardin, mérite vraiment d’être maintenu vert coûte que coûte.

Sur le domaine de David Beckham, un seul carré de gazon est resté vert

Sur ces collines des Cotswolds, le sol mince et pierreux laisse filer l’eau très vite. Quand les réserves d’humidité disparaissent, le gazon naturel perd sa couleur en quelques jours et adopte cet aspect de prairie sèche décrit par Netmums. L’auteur du reportage rappelle avoir vu chez un voisin une pelouse impeccable virer au brun en un rien de temps, à l’exception d’un étroit pourtour arrosé régulièrement. Ce type de scène montre que même les jardins très entretenus ne sont pas à l’abri.

Sur le domaine de Sir David Beckham, un autre détail rend la sécheresse visible : le niveau du lac artificiel a nettement baissé, laissant apparaître des rives boueuses durcies par la chaleur. Un plan d’eau plus bas se réchauffe plus vite et offre moins d’oxygène à la faune aquatique, rappelle l’article. Les oiseaux, insectes et petits mammifères qui comptent sur cette réserve en souffrent aussi. Pour beaucoup de jardiniers, ce genre de marque brune autour d’un bassin local rend soudain la perte d’eau impossible à ignorer.

Pourquoi ce gazon synthétique tient face à la sécheresse alors que la pelouse jaunit

Au milieu de ce décor grillé, le seul vert éclatant appartient au terrain de foot cinq contre cinq. Sa couleur parfaitement homogène laisse penser, comme l’écrit Netmums, qu’il s’agit de gazon synthétique. La différence est nette : des fibres plastiques ne se mettent pas en dormance, ne perdent pas d’eau par leurs feuilles et ne se dénudent pas sous la chaleur ou les appuis répétés. Ce contraste illustre combien un gazon synthétique reste vert quand tout le reste jaunit.

Pour autant, l’article insiste sur le fait qu’une telle surface ne remplace pas sur le plan écologique une pelouse en bonne santé. Un tapis de plastique ne nourrit pas les organismes du sol comme un gazon vivant, ne fournit pas de pollen ni de nourriture aux insectes et ne rafraîchit pas l’air de la même manière. Sa température peut d’ailleurs grimper fortement en plein soleil. Sur le plan visuel, le carré le plus vert du domaine est donc aussi le seul qui n’ait pas besoin de survivre.

Ce que cette scène apprend aux jardiniers pour gérer pelouse et eau en été sec

Tout n’a pas été abandonné à la sécheresse sur le domaine. Le potager, où poussent salades, maïs doux et fraises, reste plus vert car ces cultures nourricières sont arrosées en priorité. Les jeunes arbres et les haies reçoivent aussi de l’eau, leurs racines encore courtes supportant mal plusieurs étés difficiles. Beaucoup de jardiniers soumis aux restrictions d’eau font le même choix : garder d’abord ce qui nourrit, protège du soleil ou a demandé des années de soin.

La Royal Horticultural Society conseille d’arroser au pied, en profondeur plutôt qu’en fines pulvérisations. Avec un arrosoir ou un goutte-à-goutte, on réserve l’eau aux plantes clés, tandis que la pelouse peut brunir puis reverdir avec les pluies d’automne.

Sources