Début septembre, beaucoup de jardins ressemblent à une fête terminée : pelouse grillée, pots épuisés et bordures fatiguées où la terre réapparaît entre quelques tiges brunes. Un jardinier britannique habitué aux étés chauds et secs a pourtant trouvé une parade simple pour éviter ce coup de mou visuel.
En misant sur 7 fleurs à planter en septembre, il redonne du volume et des couleurs jusqu’en novembre, tout en réduisant les arrosages. Le secret tient au bon moment de plantation, à des vivaces d’automne bien choisies et à une manière d’installer les plants qui favorise des racines profondes plutôt que des arrosages quotidiens.
Pourquoi septembre est la fenêtre idéale pour sauver les bordures
Début septembre, nombre de plantes d’été s’arrêtent presque d’un coup, laissant des « trous » dans les massifs. Le jardinier et présentateur Lee Burkhill rappelle que cette période n’est pas une fin mais un relais possible : « Alors que l’été s’estompe et que les jours raccourcissent, votre jardin n’a pas à perdre sa vitalité ni sa beauté. En utilisant des espèces qui fleurissent en fin d’été et en automne, vous pouvez prolonger la saison de jardinage grâce à ce que nous, les concepteurs, appelons la ‘plantation en succession’ jusqu’en septembre, octobre et même novembre », explique-t-il.
La Royal Horticultural Society souligne aussi que la fin septembre est un excellent moment pour installer de nouvelles vivaces : le sol reste chaud, l’humidité remonte, les racines poussent vite et les plantes s’installent avant l’hiver. En clair, elles souffrent moins du choc de plantation et deviennent, l’année suivante, plus résistantes aux épisodes de sécheresse, ce qui limite ensuite les besoins en eau pour garder des bordures pleines et colorées.
Les 7 fleurs de septembre du jardinier britannique pour une couleur longue durée
Pour gagner du temps et viser juste, ce jardinier mise sur une courte liste de valeurs sûres. Ses 7 fleurs de septembre sont toutes capables de fleurir tard et de supporter un coup de sec une fois bien enracinées :
- Asters
- Chrysanthèmes
- Rudbeckias
- Hélénies
- Clématite d’automne
- Caryoptéris
- Gaura
Les asters forment dès septembre des nuages mauves, roses ou blancs qui nourrissent abeilles et papillons jusqu’en novembre. Les chrysanthèmes, souvent vendus en pot, créent des dômes serrés supportant bien les premières fraîcheurs, idéals près d’une entrée. Rudbeckias et hélénies apportent de grands cœurs jaunes, orangés ou rouges, parfaits pour le milieu ou le fond de bordure, en plein soleil. La clématite d’automne, comme la variété ‘Paul Farges’ ou Clematis tangutica, grimpe sur une arche ou une clôture en se couvrant de petites clochettes parfumées, à condition de respecter la règle classique : tête au soleil et pied à l’ombre.
Côté arbuste, le caryoptéris, parfois appelé barbe bleue, se couvre de fleurs bleu intense pile au moment où beaucoup de plantes s’arrêtent, et supporte bien les sols drainés et secs une fois installé. La gaura, elle, envoie des tiges souples ornées de petites fleurs blanches ou roses qui « dansent » au vent et se plaisent dans les sols pauvres et secs. Toutes fonctionnent en massif classique, et la plupart se cultivent aussi très bien en gros pots pour réveiller une terrasse ou un balcon sans arrosage quotidien.
Comment planter en septembre pour vraiment arroser moins
Avant de planter, ce jardinier conseille de désherber la zone, puis d’ameublir la terre sur 30 à 40 cm de profondeur et de mélanger un peu de compost bien décomposé. Les plants sont installés à la même hauteur que dans leur pot, ni plus profond ni plus haut, afin d’éviter la pourriture ou le dessèchement du collet. Au moment de la mise en terre, il arrose abondamment chaque sujet, de façon à bien humidifier tout le volume de sol autour des racines.
Les semaines suivantes, plutôt que d’arroser tous les jours, il vérifie simplement si les premiers centimètres de terre sont secs et n’arrose qu’à ce moment, mais en profondeur. Cette routine, associée à un paillage de 3 à 4 cm de miscanthus, de feuilles déchiquetées ou de copeaux de bois, garde l’humidité, limite les mauvaises herbes et réduit fortement le nombre d’arrosages. Quelques tiges de rudbeckias laissées en graines nourrissent les oiseaux, puis les touffes les plus hautes sont rabattues en fin d’hiver. Avec ces gestes de début d’automne, une bordure terne peut rester colorée jusqu’à la Toussaint, voire au-delà, sans vivre le tuyau d’arrosage à la main.