« On peut s’attendre à de belles poussées pour les cèpes », les conseils d’un expert en champignons pour faire la meilleure récolte possible cet automne

En forêt, la saison des champignons réserve bien des surprises ! Si la rentrée rime souvent avec paniers vides, le retard des pluies s’apprête à céder sa place à une belle poussée de cèpes. Découvrez les secrets des sous-bois pour réussir vos récoltes automnales !

Pourquoi les champignons sauvages se font attendre

La rentrée passée, les paniers restent encore désespérément légers dans les sous-bois. Depuis plusieurs années, le calendrier de la cueillette des champignons évolue : septembre n’est plus systématiquement synonyme d’abondance. Selon les secteurs et les espèces, les premières véritables poussées peuvent désormais attendre octobre, voire se prolonger jusqu’en janvier.

Cette année, les conditions sont peu favorables au démarrage. Les pluies n’ont pas encore suffisamment humidifié les sols, tandis que les nuits conservent des températures élevées. Or, la fructification dépend étroitement de l’eau et de conditions thermiques adaptées, selon Aurélie Sanchez, guide mycologue en Haute-Garonne.

Une poussée de cèpes en perspective, très prochainement

Les prochaines pluies seront donc déterminantes pour relancer la fructification. Le stress accumulé par le mycélium pourrait même favoriser une poussée importante lorsque l’humidité reviendra, notamment chez les cèpes et d’autres espèces appréciant les conditions automnales, d’après l’experte.

Le changement ne concerne cependant pas seulement le calendrier. Certaines espèces habituées aux régions chaudes gagnent progressivement du terrain vers le nord. L’amanite des Césars, autrefois surtout présente dans le sud, est désormais observée plus fréquemment dans les régions septentrionales. Des bolets thermophiles suivent également cette évolution. Les chanterelles sont, elles aussi, dépendantes des conditions automnales, comme le souligne La Dépêche.

Comment trouver des cèpes facilement ?

Pour trouver des cèpes, ne regardez pas uniquement à vos pieds. Ces champignons vivent en association avec certaines essences, grâce à un échange bénéfique entre leurs racines et le mycélium. Parmi leurs compagnons les plus connus figure le chêne, sous lequel plusieurs espèces de cèpes peuvent fructifier, notamment dans les forêts bien exposées.

Facile à reconnaître, le chêne possède un tronc robuste, une écorce grise à brunâtre et des feuilles découpées en lobes arrondis. À l’automne, ses fruits, les glands, tombent au sol. Ces arbres apprécient généralement les sols bien drainés. En forêt, repérer leurs silhouettes peut donc aider à cibler certaines zones propices aux cèpes.